Le XIXe siècle est une période très intéressante
pour notre ville. Au début de ce siècle, Thouars
tente d'améliorer les conditions de vie des
quartiers de l'ancienne cité médiévale et essaye
de renforcer ses liens avec les communes
extérieures.
Un point négatif subsiste, le lien entre Thouars et
le faubourg Saint-Jacques, actuelle commune de
Saint-Jacques de Thouars.
Seul un bac assure la liaison entre les deux rives
(voir l'article n°16 sur la rue du bac du 02 août
2006). L'idée de construire un pont est déjà
ancienne mais des difficultés paraissent insurmontables, la vallée est très profonde et
relativement large.

Passerelle suspendue avant 1890
Trois facteurs poussèrent la Ville à remplacer le bac par un pont suspendu à péage : l'aménagement
de la route royale n0138, la croissance du trafic routier et l'insuffisance du bac face à cette
circulation.
Dès 1842, un projet d'établissement d'un pont suspendu en fil de fer est proposé aux habitants des
communes concernées et entériné en 1844. Le pont est construit en 1847 mais ne peut ouvrir et le
chemin d'accès côté Saint-Jacques n'est même pas commencé.
Finalement, tout rentra dans l'ordre en 1848. Finalement, le pont ouvre à la circulation le 15 juillet
1848. Un droit de péage est établi et l'utilisation du bac supprimée.
Dès l'année suivante, la préfecture met en demeure les concessionnaires du pont de suivre vraiment
l'entretien du passerelle et d'en repeindre une partie.
En 1851, suite à l'effondrement d'un pont à Angers,
le Sous-Préfet demande que l'ouvrage soit
renforcé. En 1860, ces travaux ne sont toujours
pas effectués. En 1876, les câbles et les garde-
corps sont goudronnés. En 1879, le péage est
supprimé, l'entretien est pris en charge par les
communes utilisatrices. Dès 1888, l'ouvrage est en
mauvais état, le passage des véhicules est
interdit, seuls les piétons peuvent l'emprunter (20
au maximum en même temps).
Passerelle de Saint-Jacques vers 1910, carte postale ancienne
Très mal entretenu, il se dégrade très rapidement. Il s'effondre en janvier 1890 lors d'un ouragan. Le
bac reprend du service pendant quelques années. Dès 1890, les communes de Thouars et de Saint-
Jacques demandaient la construction d'un nouveau pont pour maintenir le trafic. Le temps passe et le
financement d'une nouvelle construction se révèle délicat.
Le projet est validé en 1894. Un syndicat est mis en place, celui-ci doit emprunter pour construire un
nouveau pont à péage.
La construction est confiée aux établissements Cail. Jean-
François Cail est bien connu dans notre région, né à Chef-
Boutonne, il est devenu, en quelques années un ingénieur célèbre en concevant et en construisant des locomotives à
vapeur et des constructions métalliques.
Le nouveau pont fut achevé et testé en novembre 1896. Il fut
entretenu par le Syndicat jusqu'en 1937. De grosses
réparations furent effectuées en 1923.
En 1926, une longue et minutieuse vérification impose
d'importants travaux de réfection. En 1937, un nouveau
syndicat est créé regroupant les communes de Thouars,
Saint-Jacques, Mauzé-Thouarsais, Rigné, Coulonges-
Thouarsais, Saint-Jean, La Chapelle-Gaudin,
Luché-Thouarsais, Sainte-Radegonde des Pommiers et
Sainte-Gemme.

En août 1944, tous les ponts de Thouars sont détruits par
les armées allemandes. Un service de passage du Thouet
fut institué au moyen de deux bateaux moyennant un droit
de péage jusqu'à la reconstruction du pont à l'identique en
1950.
Plaque du constructeur
La passerelle est aujourd'hui propriété de la communauté de communes du Thouarsais. Elle vient d'être remise à neuf il y a deux ans après un sablage, un traitement et une peinture de ses éléments métalliques ; une renaissance pour cet ouvrage d'art emprunté, chaque jour par près de 1500 véhicules.
La passerelle aujourd'hui
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