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Lors des Journées
Européennes du Patrimoine 2007, les visiteurs ont pu découvrir
deux sites méconnus faisant pourtant partie de notre patrimoine
: l'ancienne usine des eaux de la Madeleine et le château
d'eau du Boël.
Pour évoquer l'histoire de ces deux équipements, voici
un bref rappel sur l'apparition de l'eau courante à Thouars.
Thouars est
apparue au bord de l'eau. En effet, les premiers habitants de notre
ville n'ont pas choisi par hasard l'actuel site du château
comme premier site d'implantation et de vie.
Dès l'époque Gauloise, ces hommes et ces femmes s'installent
dans un méandre du Thouet assez serré. La rivière
est ainsi une protection naturelle en cas d'invasion. Le Thouet
va permettre à des artisans de s'implanter quelques siècles
plus tard. Des tanneurs, des ferronniers, des drapiers et bien entendu
des lavandières utilisent l'eau de la rivière.
La ville s'agrandie et s'éloigne peu à peu du Thouet.
Que ce soit dans l'enceinte de la ville médiévale
ou dans les quelques fermes et établissements religieux situés
" hors les murs ", de nombreux puits et de nombreuses
citernes de récupération d'eau sont utilisés.
L'eau est un bien précieux et chaque puit est l'objet de
convoitises et parfois de conflits. Cette situation perdure jusqu'au
début du XIXe siècle.
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Moulin
de Crevant vers 1910
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En
1803, le puits de la place St-Médard est acheté par
la commune. Il mesure une dizaine de mètres de profondeur.
En 1822, il est équipé d'une pompe en cuivre. C'est
le début de la distribution publique d'eau potable (ou presque
).
Mais, dès les années 1850, ce puits s'avère insuffisant
pour ce quartier très habité.
On pense à l'adduction d'eau
Les premiers travaux commencent
en 1861 et se terminent en 1863.
En 1861, une machine à vapeur est installée au moulin
de Crevant pour pomper l'eau du Thouet. Voici un extrait du bail du
17 mai 1861 signé entre la Ville de Thouars et M. et Mme Quillet,
meuniers de Crevant : " L'administration municipale de Thouars
proposant de pourvoir la Ville d'eau salubre, propre à tous
les besoins domestiques, et à devenir d'un immense secours
en cas d'incendie en raison de la rareté des puits dans la
localité, a fait dresser un projet d'approvisionnement et de
distribution d'eau qui en indique la prise au moulin de Crevant au
moyen d'une machine hydraulique
". Le Maire de Thouars
de l'époque, Charles Loury s'investie énormément
en suivant de très près ces travaux.
Le meunier de Crevant est ainsi chargé du bon fonctionnement
de cette machine à vapeur, de son entretien et de la gestion
du charbon lui permettant de fonctionner. Le charbon vient essentiellement
des mines de Faymoreau en Vendée. Chaque jour, 125 m3 d'eau
sont pompés et filtrés. Sur ce cliché des années
1910, on aperçoit à gauche un petit bâtiment aujourd'hui
disparu. Celui-ci accueillait la machine à vapeur permettant
de remonter l'eau dans Thouars.
A l'époque, 16 bornes fontaines réparties dans la ville
(qui se limite aux quartiers situés au sud de la place Lavault)
fournissent de l'eau à la population.
Des quotas sont établis : chaque jour : 20 litres par personne,
50 par cheval et 75 litres par m2 de jardin. Rapidement, de nouveaux
besoins apparaissent. La distribution d'eau est insuffisante et doit
être améliorée
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©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars |
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